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Historique

Petite histoire de la création de RADAR.Psy

 

Pour comprendre comment le chemin s’est dessiné et mesurer la beauté de la création d’une nébuleuse

 

 

Depuis plusieurs années, au sein de l’Association Québécoise de Gestalt (AQG), comme pour d’autres regroupements de psychothérapeutes, nous étions préoccupés par le discours public sur les données probantes et l’efficacité thérapeutique.

 

Octobre 2014. Pour débattre de cette question, l’AQG organise une TABLE RONDE à laquelle participent plus de 240 personnes.

 

Novembre 2014. Portée par l’élan de la table ronde, l’Assemblée générale de l’AQG donne un seul mandat au Conseil d’administration.

"Que le nouveau C.A. étudie et voit aux démarches possibles et favorables à la création d’un regroupement de psychothérapeutes des approches relationnelles, ceci étant son seul mandat."

 

Un nouveau C.A. est constitué de Marc-Simon Drouin, André Lapointe, Jorge Vasco, Caroline Bouchard, Claire Allard.

 

En premier temps, il y eut les questionnements. 

 

  • Quelle forme devrait prendre nos initiatives, nos actions ? Comment traduire nos réflexions en actions cohérentes et fructueuses ?

  • Le C.A. a procédé à une évaluation des limites et contraintes d’un regroupement associatif

  • Le C.A. a pris en compte l’essoufflement actuel des associations, le manque de relève pour assurer les tâches d’organisation, le manque d’implication directe, etc.

 

En deuxième temps, la création d’un mouvement.

 

L’idée d’une communauté de pratique émergea…

La formule est pratique mais aurait nécessité d’en expliquer les fondements et pouvait, par le terme même, créer des craintes dont celle que toutes les approches relationnelles soient fondues et confondues.

Ainsi, très tôt, nous avons porté le souci du respect de la diversité :

  • Respecter les associations déjà en place

  • Respecter la singularité de chacune des approches

  • Ne pas créer de confusion

 

Notre objectif a rapidement été de viser l’action et le respect de la diversité.

Les débats théoriques sont intéressants mais, en ce moment, il y a surtout nécessité de corriger la dérive du discours sur l’efficacité thérapeutique, de réduire la pression auprès des psychothérapeutes des approches relationnelles dans le quotidien de leur travail face à cette dérive, de faire valoir nos approches auprès des tiers payeurs…

 

Un consensus se dessine donc autour d’une définition du regroupement des psychothérapies relationnelles :

 

Les psychothérapeutes dont la pratique clinique s’appuie sur une perspective relationnelle de la psychothérapie sont d’accord avec les deux principes de base suivants :

 

  • La primauté de la dimension relationnelle dans l’organisation et le développement de la personne et de sa vie psychique.

 

  • Le changement thérapeutique émane essentiellement d’une expérience relationnelle permettant un nouvel ajustement psychique.

 

 

27 novembre 2015. Exercice de validation de notre démarche

Nous avons réuni 16 formateurs du Québec, issus des milieux universitaires, cliniques, hospitaliers, pour leur soumettre notre réflexion. L'idée d’un ralliement fait l’unanimité. L’expression « communauté de pratique » suscite toutefois déjà des préoccupations qui risquent de faire dévier l’action vers des débats épistémologiques.

 

En troisième temps, une forme naît. 

La création d’un réseau de professionnels nous apparait répondre aux attentes et réduire les contraintes :

  • Il respecte les différences.

  • Vise à soutenir les psychothérapies relationnelles dans leur ensemble.

  • Il poursuivra des mandats précis.

 

Déjà, les gens nous parlent de leur isolement en pratique privée, en région, dans leurs différents milieux face aux approches techniques, aux tiers référents et aux tiers payeurs.

Notre réflexion nous amène à la création de RADAR.Psy : Réseau d’Action et de Défense des Approches Relationnelles en Psychothérapie.

 

Trois mouvements sont mis en commun.

 

En parallèle aux travaux du CA, d’autre démarches émergent de la table ronde tenue en 2014 :

  • Une rencontre avec un groupe de 30 personnes intéressées à donner suite à la réflexion. De cette rencontre a émergé le comité PEDP (psychothérapies et données probantes, composé initialement de Michel Brais, Geneviève Pilon et Claire Allard).

  • De ce comité a émergé un sondage en juin 2015, ainsi que des vagues de reconnaissance et d’appuis de la part de gens qui sont isolés, choqués, contraints dans des situations de travail qui disqualifient leurs capacités professionnelles.

 

Au PEDP, pour faire suite au sondage, nous avons écrit à M. Pierre Desjardins et à Mme Rose-Marie Charest, alors présidente de l’OPQ. Nous n’avons toujours pas eu de réponse à notre demande d’une rencontre pour ouvrir un premier dialogue.

 

Parallèlement à notre mouvement, Nadine Gueydan prend l’initiative en décembre 2015 d’écrire à Christine Grou, nouvelle présidente de l’OPQ pour dénoncer le rétrécissement de la possibilité de prendre parole, d’émettre des opinions.

… nous serons par la suite témoins d’une déferlante de lettres en écho à cette première initiative. Déferlante qui se poursuivra sur plusieurs mois…

 

En 2016, suite à des rencontres avec les psychothérapeutes intéressés par la situation de la psychothérapie et du discours sur l’efficacité, RADAR.psy prend son envol avec la création de 4 comités :

  • Coordination et cohérence

  • Promotion des psychothérapies relationnelles

  • Respect de la diversité

  • Données probantes

 

L’histoire de cette création se poursuit…

 

Crédit Rédaction : Claire Allard, Juillet 2017.