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03/ Quel est l’état des lieux de la pratique relationnelle au Québec ? 

Problématiques et besoins qui se sont manifestés, entre autres, dans les sondages effectués par RADAR.Psy

Le comité Psychothérapies efficaces et données probantes a été formé à la suite de la mobilisation de psychologues et de psychothérapeutes qui ont été interpellés par la question du respect de la diversité des approches en psychothérapie lancée par les panélistes venus faire le point sur l’efficacité de la psychothérapie et les données probantes, en ouverture du colloque de l’Association québécoise de gestalt (AQG) en avril 2014. En 2015, un sondage a été réalisé par le comité pour interroger et mesurer de façon plus tangible la perception partagée qu’il y aurait actuellement iniquité dans le traitement réservé aux approches relationnelles. 214 personnes ont participé au sondage, essentiellement des psychologues et des psychothérapeutes préoccupés par l’effet d’une utilisation inappropriée des données probantes sur leur pratique, leur approche et sur la diversité de l’offre de soins en santé mentale.

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Quatre ans plus tard, RADAR.Psy a lancé et compilé son propre sondage, avec deux objectifs: 1) connaître les besoins de ses membres et 2) avoir des données à jour à présenter en appui à ses revendications. Cette fois, 238 personnes ont participé au sondage. Environ la moitié ont rapporté qu'un argumentaire sur les impacts d'intrusions dans le processus thérapeutique leur serait utile, besoin auquel tente de répondre le présent manuel. Par ailleurs, les résultats présentent un portrait des conséquences d'une intrusion de tiers dans le processus thérapeutique. On peut y voir que, bien que l'alliance se trouve parfois renforcée par la réparation qui peut découler d'une intrusion, les conséquences sont (sans surprise) généralement négatives, allant du malaise envers le thérapeute ou le médecin jusqu'à l'arrêt pur et simple du processus sans discussion préalable.

 

En 2015, Nadine Gueydan publiait cette lettre qui a donné lieu à ce qu'on a pris coutume d'appeler "la déferlante" de lettres en appui à sa position. Vous trouverez ici cette lettre et ses appuis, mais également une chronique de Pierre Desjardins (à l'époque directeur de la qualité et du développement de la pratique de l'Ordre des psychologues du Québec) et des réponses à cette chronique, un éditorial de Christine Grou, présidente de l'OPQ, ainsi qu'une question adressée par François Chanel au C.A. de l'OPQ et deux réponses qu'il a reçues. Le tout a un intérêt non seulement pour les réflexions et prises de position fort intéressantes qu'on y trouve, mais également pour sa valeur "historique", car cette lettre initiale et les réactions en chaîne qui en ont découlé ont constitué un élan fondateur de RADAR.Psy. Si on en doutait encore, il est devenu palpable qu'un mouvement de protestation prenait forme chez les thérapeutes relationnels. Merci au Groupe d'étude sur l'intersubjectivité d'avoir gardé la trace de tous ces échanges.

La psychologie et les pratiques thérapeutiques humanistes ont eu un impact significatif au Québec. Cet article retrace les moments clés de leur développement et de leur évolution, en particulier des pratiques thérapeutiques, des années 50 à nos jours, en les situant dans le contexte socioculturel, politique et économique particulier au milieu québécois. Les principales sources d’influence qui ont façonné leur implantation et leur développement y sont également abordées. Les origines et les postulats de la psychologie existentielle-humaniste sont aussi présentés brièvement.

La psychologie humaniste-existentielle et son application en psychothérapie sont-elles encore bien vivantes et en croissance ou en voie de disparition ? Cet article propose l'analyse de cette problématique en trois temps : d'abord, les auteurs abordent l'étude des facteurs qui ont contribué à sa popularité et, paradoxalement, à son déclin. Puis, ils discutent de l'avenir et de la contribution de la psychothérapie humaniste-existentielle dans une perspective de dialogue pluraliste. Enfin, ils tentent de situer les défis épistémologiques et les enjeux reliés à une crise paradigmatique généralisée en psychologie scientifique et en psychothérapie spécifiquement.

Un document rédigé par l'ordre des psychologues du Québec qui tente de tracer précisément la limite incertaine entre ce qui est de la psychothérapie et ce qui n'en est pas. Un effort de précision et de clarification à des fins juridiques qui constituent parfois un exercice incertain et périlleux au plan clinique. L’INESSS nous rappelle dans ses revues de littérature  que cette distinction n'existe à peu près nulle part ailleurs sur la planète.

À venir...

  • Perspectives particulières selon les divers cadres de pratique (institutionnel, services publics, pratique privée)

  • La situation en région

  • Étudiants - les nouveaux psychothérapeutes face au marché de l’emploi